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Affaire Dreyfus et antisémitisme. Les élus de Montreuil à côté de la plaque?

Je relaie aujourd'hui une tribune-apostrophe lancée à la majorité municipale de Montreuil sur la plaque de la rue du Capitaine Dreyfus. L'illustration ci-dessus est extraite du film "l'Affaire Dreyfus" de Georges Mélies. Tourné en 1899, par le célèbre cinéaste dont les studios bordaient justement l'actuelle rue du Capitaine Dreyfus, ce film est le premier exemple de cinéma engagé. Jérôme Segal attend une réponse et alors que la fin de 2016 a été marquée par des inscriptions antisémites sur une école de la ville on peut considérer que sa demande n'est pas illégitime, qu'elle est d'actualité

Je relaie aujourd'hui une tribune-apostrophe lancée à la majorité municipale de Montreuil sur la plaque de la rue du Capitaine Dreyfus. L'illustration ci-dessus est extraite du film "l'Affaire Dreyfus" de Georges Mélies. Tourné en 1899, par le célèbre cinéaste dont les studios bordaient justement l'actuelle rue du Capitaine Dreyfus, ce film est le premier exemple de cinéma engagé. Jérôme Segal attend une réponse et alors que la fin de 2016 a été marquée par des inscriptions antisémites sur une école de la ville on peut considérer que sa demande n'est pas illégitime, qu'elle est d'actualité

Après plusieurs mois sans réponse Jérôme Segal publie cette nouvelle tribune. Il serait sain qu'au moins là dessus on surmonte les chicoteries partisanes et les justifications qui mélangent tout.

Après plusieurs mois sans réponse Jérôme Segal publie cette nouvelle tribune. Il serait sain qu'au moins là dessus on surmonte les chicoteries partisanes et les justifications qui mélangent tout.

La plaque actuelle. A-t-on peur, à Montreuil, de faire mention de l'antisémitisme? Prétend-on éviter des tensions en ne faisant pas état de ce fait passé et hélas actuel? Les tensions craintes sont bien là et le déni ne les empêche ni ne les atténue.

La plaque actuelle. A-t-on peur, à Montreuil, de faire mention de l'antisémitisme? Prétend-on éviter des tensions en ne faisant pas état de ce fait passé et hélas actuel? Les tensions craintes sont bien là et le déni ne les empêche ni ne les atténue.

Texte proposé (essayant de ne pas trop s’éloigner du texte de départ) : Alfred DREYFUS est né le 8 octobre 1859 à Mulhouse dans une famille juive assimilée. Lorsque l’Allemagne annexe l’Alsace, en 1871, son père choisit d’installer la famille à Paris. Le jeune Alfred intègre l’Ecole polytechnique et l’Ecole de guerre, dont il sort dans les tout premiers rangs avec le grade de capitaine.

Cependant, en 1894, le nationalisme et l’antisémitisme font rage et lorsqu’un bordereau contenant des secrets militaires susceptibles d’être transmis à l’Allemagne est découvert, le capitaine DREYFUS apparaît comme coupable idéal car juif et alsacien. Il est rapidement condamné à la dégradation militaire et à la déportation à l’Île du Diable au large des côtes de Guyane. Une gravure reproduisant la scène de sa dégradation fait la une du Petit journal, la foule scande « À bas le traître, à bas le Juif ! ».

Rapidement des personnalités comme l’essayiste anarchiste Bernard Lazare décident de soutenir la famille Dreyfus. Ils donnent naissance à ce qu’on appelle depuis des « intellectuels engagés ». Parmi eux, le 13 janvier 1898, Emile Zola prend la défense d’Alfred DREYFUS en publiant dans le journal L’Aurore « J’accuse ! ».

Le 3 juin 1899, la Cour de cassation annule le jugement de 1894 et renvoie l’affaire devant le Conseil de guerre où DREYFUS est à nouveau déclaré coupable. La France se déchire entre dreyfusards et antidreyfusards. Ce n’est que le 12 juillet 1906 que la Cour de cassation annule le jugement du conseil de guerre. Alfred DREYFUS est acquitté, réintégré dans l’armée et décoré de la Légion d’honneur.

Durant la Première Guerre mondiale, il sert comme lieutenant-colonel. Il a la joie de voir l’Alsace revenir à la France et meurt le 12 juillet 1935 à Paris.

Le Droit et la Vérité triomphent sur la raison d’Etat, les valeurs de la République sont victorieuses.

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